Un petit partage?

mardi 29 juillet 2014

Au Nord toute !

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Tjena, 

Certains rêvent de la Route 66, d'autres de la Panaméricaine ou encore de la Transamazonienne, moi j'ai eu l'idée de remonter une autre route, certes moins mythique mais peut être tout aussi intrigante. Du Sud de la Suède aux portes de la Laponie finlandaise, de Helsingborg à Haparanda, l'E4 a aussi son charme et de nombreuses choses à faire découvrir. Traverser la Suède du Sud-Ouest au Nord-Est, peu importe une destination finale bien plus lointaine, c'était déjà un voyage en soi, un voyage à travers mon voyage.


Helsingborg, Ljungby, Jönköping, Linköping, Norrköping, Nyköping, Stockholm, Uppsala, Gävle, Sundsvall, Umeå, Skellefteå, Piteå, Luleå, Töre, Haparanda, les noms de villes s'enchaînent et confirment l'étendu du trajet. Au fil des 1500 kilomètres, les paysages évoluent et me surprennent. Avant de prendre la route et après avoir vécu un moment en Suède, je pensais savoir plus ou moins à quoi ressemblait ce pays que j'aime tant. Et bien figurez-vous que je me suis trompé, et en beauté qui plus est. La Suède, à travers l'E4 et ses environs m'invite à découvrir des paysages inédits et me prouve une fois de plus ô combien le pays peut être étonnant. Et même si ce périple ne fait que débuter, il y a déjà eu des belles rencontres, des surprises, des questions, des doutes, des regards, des sourires. Et puis, des routes de m****, faut aussi le dire. Et des demi-tours, beaucoup de demi-tours, sans doute trop de demi-tours. Des envies de chialer devant la pompe à essence aussi, et dire que je ne suis pas encore en Norvège...  


L'idée de mon voyage, de cette aventure et de cet immense road trip, en plus du guide sur le tourisme responsable en Laponie que je suis en train de concocter, est avant tout d'être au cœur des choses sans pour autant déranger. Je veux observer, regarder, penser, être curieux et respectueux avant tout. Toucher du doigt sans appuyer trop fort. Effleurer. Caresser. Sentir. Ressentir. Ecrire. Décrire. Surtout, ne pas laisser de traces. L'E4, elle, je la remonte en plusieurs jours et je n'ai pas peur de faire quelques détours lorsque certains paysages m'intéressent plus que les autres. Dans l'arrière-pays, je rencontre facilement du monde. Il y a notamment ce vieil homme aux cheveux blancs qui me surprend le matin en train de me brosser les dents et qui éclate de rire en comprenant que j'ai passé la nuit dans le van. A cause du "F" sur la plaque, il pense que je suis finlandais et a du mal à me croire quand je lui dis que je viens de France. 


Mais oui, sur la route, je profite, je prends mon temps, je savoure. Je roule à la suédoise la majorité du temps. Mais parfois je suis fatigué et je roule plus chaotiquement à la française. Même si le premier animal sauvage que je vois par la fenêtre est un élan, les rennes ont depuis repris le dessus, et pas qu'un peu. Depuis que je suis plus au Nord, il n'y a pas un jour où je ne vois pas un renne sur la route, c'est tout simplement incroyable et tout à fait enchanteur. Dangereux aussi. Certains restent, me regardent et me rappellent où je suis. Comme si j'étais capable de l'oublier le temps d'un instant? D'autres font le tour du van et restent sur la route, m'obligeant à attendre qu'ils veuillent bien s'en aller.   


Et puis, chaque jour, chaque soir, j'ai la chance de pouvoir choisir où je veux bien m'arrêter. Et je vous le dis, c'est un vrai luxe! On ne réalise pas comme ça mais c'est vraiment quelque chose d'exceptionnel. Cet endroit me plait? Allez j'y reste. Celui-là n'est pas assez bien? Alors je continue et je cherche jusqu'à trouver quelque chose qui me convienne parfaitement. Un vrai privilège je vous dis! Sur la plage, au bord d'un fleuve, d'un port, d'un lac, d'une rivière, j'innove chaque soir et j'essaye de make the most out of it. Même si cela peut parfois prendre du temps, il faut savoir être patient et surtout, il faut savoir être malin. Une fois posé, je cuisine dans des endroits fantastiques, en Suède face au Danemark. En Suède face à la Finlande. En Finlande face à la Suède, et je n'en ai clairement pas terminé. 



Mais si il y a tout de même une chose qui a le don de m'énerver ici, ce sont ces satanés moustiques. En fin de journée, je me fais tout simplement dévorer, engloutir, déguster, sucer et décomposer par ces volatiles autant irritants que dégoûtants. Du coup, quand je vais me baigner ou quand je fais un petit tour à la plage, je préfère mettre de l'anti-moustique plutôt que de la crème solaire. Un autre univers. 


Parce que je vais à la plage, bien entendu! Même si je me dirige très rapidement vers le Grand Nord européen, j'ai eu le droit à une météo tout bonnement incroyable. Pendant les 13 premiers jours de mon périple, pas une seule goutte de pluie et des températures atteignant souvent les 30 degrés, même en approchant du cercle polaire arctique. Un temps parfait pour profiter d'une luminosité constante, surprenante, brillante, pétillante et scintillante. Non, je n'en rajoute même pas! La nuit est absente et cela développe un fort sentiment de continuité d'un jour à l'autre. Le soir, je ne vais pas me coucher, je vais faire une longue sieste. Parfois le ciel est aux alentours de minuit ou une heure du matin complètement rose et donne envie de tout sauf d'aller rejoindre les bras de Morphée. Je contemple longuement le ciel, rêveur, et je me dis que cette région est tout de même sacrément différente. 


Mais voilà que j'ai désormais bouclé ma première étape symbolique qui était de passer le cercle polaire arctique. Une fois de plus me direz vous. La neuvième fois si mes souvenirs sont bons. La suite, en plus de mon travail de recherche et d'écriture? Je ne sais pas trop. Il se passera des choses. Je ne sais pas quoi, mais une chose est sûre, il s'en passera !


Vi ses, 

Léon 

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